Test du Samsung Galaxy Nexus
Section : Article ordinateurs de poche
Auteur : ABREITHOFF
Date de publication : 1/12/2011
Imprimer cet article Imprimer
Envoyer cette article Envoyer


Page: 4

A l’utilisation (1ère partie)

 

Un écran Super Amoled de qualité et haute définition

Une des particularités de ce Galaxy Nexus, c’est son grand écran 16:9, de taille 4,65 pouces (11,8cm). C’est la plus grande taille d’écran rencontrée par la rédaction jusque là pour un smartphone (si l’on met de coté le Samsung Galaxy Note qui peut être considéré comme une tablette). Ce grand écran n’est pas un handicap lors de la prise en main. En effet, comparativement à un écran 4,3 pouces (10,9cm) que nous qualifierons de « classique », la largeur est la même. C’est en haut et en bas de cet écran « classique » que l’on retrouve les millimètres supplémentaires, occupés respectivement sur le bureau par la barre de recherche et les boutons de commande.

 

La résolution d’écran 720p (1280x720 pixels) est également inédite et annonce ce que sera la prochaine génération de smartphones pour 2012.

Contrairement à la taille d’écran, cette résolution n’apporte pas plus d’informations sur l’écran, comme cela apparait sur le Galaxy Note. Les graphismes se trouvent affinés, améliorant la qualité d’affichage de manière très nette. En résumé, comparativement à un écran de résolution WVGA (480x800 pixels) que l’on retrouve sur une majorité de smartphones haut de gamme 2011, la quantité d’informations affichée est la même mais la finesse d’affichage est meilleure.

 

Ecran Android 4.0 (résolution 720p) vs Ecran Gingerbread (résolution WVGA) :

 

              

 

              

 

L’écran est de type Super Amoled HD, comme le Galaxy Note et non pas Super Amoled Plus comme le Samsung Galaxy S2 (que nous avons testé).

 

Ici en comparaison avec l’écran Super Amoled Plus du Galaxy S2.

 

En luminosité maximale :

 

 

En luminosité minimale :

 

 

Nous avons trouvé l’affichage du Galaxy Nexus très bonne. Il n’a pas la tendance du Galaxy S2 à tendre vers le bleu.

 

Les angles de vision aussi sont bons :

 

              

 

L’écran reste très lisible en plain soleil :

 

  

 

 

Samsung annonce que son écran est très rapide avec un temps de réponse de 0,01ms, idéal pour les joueurs. La réactivité est effectivement excellente, mais nous n’avons pas détecté d’amélioration par rapport au Galaxy S2. Il s’agit surement d’un effet d’annonce, les écrans de technologie Amoled disposant tous de ce point fort, en comparaison des autres technologies.

 

Des performances honnêtes, boostées par Ice Cream Sandwich

Le Galaxy Nexus intègre un processeur double cœur Texas Instruments Omap 4460 cadencé à 1,2Ghz avec coprocesseur graphique PowerVR SGX540 cadencé à 384MHz. C’est le premier smartphone disposant de ce processeur et commercialisé en France. Il s’agit d’une version améliorée du processeur TI Omap 4430, qui équipe le LG Optimus 3D, avec une vitesse de GPU et de mémoire supérieure. Il doit par la suite équiper d’autres appareils mobiles, notamment la tablette Archos 101 G9 Turbo. A la rédaction, nous avions hâte de tester les performances de cette nouvelle plateforme.

 

Pour ce faire, nous avons tout d’abord effectué des benchmarks sur trois applications disponibles sur l’Android Market.

Pour tester les performances graphiques (GPU) nous avons utilisé l’application GLBenchmark 2.1. Cette application prend en compte la nouvelle norme graphique OpenGL ES 2.0, prise en charge par le processeur de Qualcomm.

Nous avons réalisé trois tests Egypt : le test « Standard », le test « High », et le test « Offscreen ». Ce dernier test sans affichage écran permet de lever les écarts induits par les différences de résolution (résolution 720p simulée) et de lever ainsi éventuellement les blocages à 60 fps (images par secondes) imposés par les constructeurs, afin de maintenir une meilleure autonomie (vu que l’écran ne peut afficher plus de 60 images par seconde).

Les résultats obtenus par le Galaxy Nexus sont de 24fps pour le test Standard, 20fps pour le test Egypt High et le score record de 40fps pour le test Offscreen.

 

 

Les 2 premiers scores ne sont pas très bons, du fait de la résolution élevée du smartphone. Le troisième résultat est excellent : le Galaxy Nexus dispose du processeur le plus puissant graphiquement ! Il surpasse légèrement le Galaxy S2 qui n’obtient que le score de 36fps. Seul l’iPhone 4S explose la concurrence avec un score de 73fps.

 

 

Pour tester les performances du CPU, nous avons choisi l’application Benchmark 2011, qui prend en compte l’architecture double cœur dans le compte rendu de ces performances.

Les scores obtenus par ce smartphone avec son processeur double cœur sont de 3550 pour l’index de productivité et de 2200 pour l’index de jeu.

 

Coté productivité, ces scores sont bien supérieures à l’ensemble des smartphones double cœur disponibles sur le marché actuellement, en général en dessous de 3000. Seul le Galaxy S2 est supérieur avec un score de 3700. Coté index de jeux, c’est identique aux meilleurs smartphones double cœur, les LG Optimus 2X et le Motorola Atrix s’approche de 2700 coté jeux.

 

Le test suivant a été réalisé avec l’application Vellamo, développé par Qualcomm afin de juger les performances de navigation internet du terminal.  Cette application disponible sur l’Android Market, compare les performances des smartphones et tablettes Android concernant la navigation Internet : stabilité, vitesse de chargement des pages, fluidité lors des déplacements dans les pages, performance Javascript….

Le score obtenu par le Galaxy Nexus est de 991 :

 

              

 

Ce score est le meilleur jamais rencontré sur ce type d’appareil. A titre de comparaison, les autres smartphones double cœur tournent autour du score de 750, le Galaxy S2 monte à 950 également.

 

Le détail des performances :

 

              

 

Le Galaxy Nexus et son nouveau processeur tient toutes ces promesses et dispose donc d’une puissance brute impressionnante : il fait jeu égal, voir dépasse légèrement les performances du smartphone le plus puissant du moment, le Galaxy S2. Il est particulièrement impressionnant dans la navigation internet, surpassant tous les smartphones concurrents.

Reste à voir l’apport d’Android 4.0 dans ces résultats : le Galaxy S2 pourrait voir ces scores augmenter avec le passage à Ice Cream Sandwich.

 

Qu’en est-il à l’utilisation ? Comme à son habitude avec ces Nexus, Google a remarquablement optimisé les performances de ce smartphone. On obtient une fluidité et une réactivité sans faille : aucun ralentissement à signaler, l’appareil répond au doigt et à l’œil, c’est un de ces points forts. Pour autant, nous ne l’avons pas trouvé plus rapide à l’utilisation qu’un Galaxy S2, très performant dans ce domaine des sa sortie, mais qui dispose il est vrai d’une résolution bien inférieure.

 

Au final, on ressent un confort d’utilisation parmi les meilleurs jamais rencontrés par la rédaction, au coté du Galaxy S2.

 

Toutes les technologies existantes implémentées

Ce smartphone est à la pointe de ce qui se fait en termes de technologies implémentées : Multipoints, accéléromètre, gyroscope, détecteur de luminosité et de proximité, boussole et même un baromètre ! Ce dernier est sensé améliorer la localisation GPS.

Nous avons trouvé que le récepteur GPS avait une bonne sensibilité, étant même capable de trouver sa position à l’intérieur de notre appartement.

 

 

La connexion Wi-Fi a permis de conserver une connexion optimale au fond de l’appartement. Le débit est identique aux autres smartphones testés :

 

 

La connexion Bluetooth utilise la norme 3.0, comme sur le Galaxy S2. Nous l’avons testée avec succès avec un casque stéréo Sony Ericsson MW600 et un haut parleur Bluetooth Samsung SBR510 :

 

 

On apprécie dans les paramètres d’Ice Cream Sandwich la mise en avant des connexions :

 

 

Les débits 3G constatés sont conformes à ceux proposés par l’opérateur : pas de défaillance de ce coté, même en gardant les doigts serrés autour du mobile. Les tests effectués par la rédaction montrent des débits quasi identiques au Galaxy S2 :

 

 

Enfin, la technologie NFC est bien présente mais n’a pas pu être testée par la rédaction, faute de smartphones supplémentaires possédant cette caractéristique :

 

              

 

Au final, c’est un sans faute, toutes les technologies et même plus (baromètre, NFC) sont présentes et bien implémentées dans ce smartphone.

 

Une mémoire limitée à 16Go

Une bonne et une mauvaise nouvelle à l’heure d’aborder le chapitre mémoire du Galaxy Nexus.

La bonne nouvelle est que la question de la mémoire ROM limitée, permettant seulement d’installer les applications, elle ne se pose plus. On n’aura ainsi plus de message indiquant que l’on a atteint le quota d’applications installées. Comme l’iPhone, cette mémoire est maintenant associée aux autres contenus et n’aura de limite que les 16Go disponibles.

 

 

C’est bien là la mauvaise nouvelle : le Galaxy Nexus n’offre que 16Go dont uniquement 13,3 Go disponibles pour stocker ses contenus.

 

 

C’est bien maigre quand on considère qu’il ne sera pas possible d’y ajouter une mémoire additionnelle sous forme de carte Micro-SD, le Galaxy Nexus ne disposant pas de lecteur carte mémoire.

Pour un smartphone permettant d’enregistrer des films en 1080p, gourmand en mémoire (700 Mo pour 10 minutes), ce défaut nous semble vraiment dommageable, voir rédhibitoire.

 

A coté de cela, le Galaxy Nexus dispose d’1Go de mémoire RAM pour permettre l’exécution des applications, dont 630Mo disponibles pour les applications. C’est extrêmement confortable et nous n’avons pas rencontré de limite en lançant plusieurs dizaine d’applications en parallèle.

 

 

Lorsque l’on branche le Galaxy Nexus sur un ordinateur Windows en USB, 2 choix s’offrent à l’utilisateur : la connexion en tant que périphérique multimédia, ou en tant qu’appareil photo. Fini la reconnaissance du smartphone en tant que disque dur (USB Mass storage).

 

 

Mais ne vous inquiétez pas, la connexion en tant qu’appareil multimédia permettra toutefois de se déplacer dans les répertoires à partir de l’ordinateur :

 

 

 

La connexion en tant qu’appareil photo permet uniquement d’activer le répertoire des photos et vidéos afin de les transférer automatiquement :

 

 

L’interface Android 4.0

Le Galaxy Nexus est le premier smartphone disposant de la nouvelle version d’Android, à savoir la version 4.0, de son nom de code Ice Cream Sandwich.

 

 

Malgré la jeunesse de cette version, révélée il y a seulement quelques mois, l’ensemble est vraiment stable et abouti. A noter seul un bug que nous avons rencontré est toutefois contraignant : le son se met parfois à augmenter ou baisser sans raison et de manière rapide, comme s'il était devenu fou. Google a annoncé la correction de cette anomalie d’ici quelques jours.

Une chose est sure : l’évolution est importante par rapport à l’interface Gingerbread (Android 2.3) et demandera un petit temps d’adaptation. On ne retrouvera pas tous les menus au même endroit par rapport à la version précédente. Les boutons physiques disparaissent au profit d’incrustation dans l’écran, sans le bouton Recherche ni le bouton Menu et qui apparaissent plus aléatoirement lorsque cela s’avère nécessaire.

 

Le bouton Menu se situe en bas sur l’application… et en haut dans la Galerie :

 

              

 

Idem pour le bouton Recherche, situé aléatoirement :

 

              

 

S’ajoute un bouton bien pratique qui permet de naviguer entre les différentes applications ouvertes. Ce bouton prend une importance capitale dans l’ergonomie d’Android 4.0.

 

Nous vous avons présenté Android 4.0 lors de notre prise en main début novembre lors de la présentation du Galaxy Nexus.

Après quelques jours d’utilisation, notre ressenti est excellent, la prise en main est plus intuitive, on gagne en simplicité.

Beaucoup de nouveaux raccourcis permettent d’améliorer l’ergonomie, notamment concernant les paramètres. De nombreuses applications ont été améliorées, comme le calendrier, les contacts ou Gmail (qui en avait bien besoin). On apprécie spécialement la possibilité de supprimer les notifications séparément en les glissant sur le coté : très ingénieux.

 

              

 

 

On apprécie également le raccourci vers l’appareil photo, même si on aurait aimé pouvoir en paramétrer plusieurs, comme c’est le cas sur les dernières versions de l’interface HTC Sense.

 

 

En plus de pouvoir faire des dossiers sur le bureau, le nombre de widgets disponibles est maintenant conséquent : en vrac un widget scrollable Gmail, Email, Google +, Google Reader, Youtube, photo Google+, Agenda…

 

              

 

Ils sont redimensionnables, parfaitement réussis et interactifs : on touche du doigt l’intérêt d’un bureau pour obtenir l’information immédiatement et se accéder plus rapidement au contenu.

Avec autant de widget intéressants, le seul défaut que l’on a pu trouver à cette interface serait le faible nombre de pages d’accueil mis à disposition par Google (on dispose de pages d’accueil) pour permettre de les afficher. On aurait aimé en mettre plus !

 

Changement en profondeur donc, mais changement réussi : l’ensemble est plus abouti, aussi bien graphiquement qu’en termes de fonctionnalités.

 

Une téléphonie de qualité

Le Galaxy Nexus dispose d’un module cellulaire quadri-bandes GSM (850/900/1800/1900 Mhz) et Penta-bandes 3G (850/900/1700/1900/2100 Mhz). Il est également GPRS, EDGE, HSDPA (3G+) à 21Mbps et HSUPA à 5,76Mbps.

 

Il dispose d’une interface téléphonique très séduisante et ergonomique, en trois onglets : le clavier numérique, l’historique des appels et les favoris.

 

              

 

 

On remarque au passage que les contacts ne sont plus accessibles directement depuis l’écran de téléphonie, il faudra passer par une recherche pour trouver le numéro de téléphone d’un contact :

 

 

Cela compense le fait que l’on ne dispose toujours pas d’un clavier numérique intelligent au travers duquel on aurait pu chercher un contact au travers du numéroteur.

 

 

Le clavier numérique est confortable, les touches sont suffisamment grosses. Lors d’un appel, le son, micro et haut parleur, sont conformes à ce qu’on peut attendre d’un smartphone. Pas de révolution à noter, comme pour l’accroche réseau, c’est identique à notre ressenti sur le Galaxy S2, c'est-à-dire bon.

 

              

 

A noter que l’appareil permet maintenant d’envoyer un message d’excuse lors de la réception d’un appel, comme le proposent depuis quelques temps déjà les interfaces personnalisées des constructeurs :

 

              

 

Rien à redire sur cette interface, elle regroupe tous les ingrédients d’une réussite : ergonomie, beauté et efficacité.




Précédent |1| |2| |3| |4| |5| |6| |7Suivant


Imprimer cet article Imprimer
Envoyer cette article Envoyer


Publicité via Hi-Tech Régies
 

 

 


 


Les GPS chez Pixmania

/ © 2004-2007 - Tous droits réservés - GPSAndCo™