Test de l’iPhone 4S d’Apple
Section : Article ordinateurs de poche
Auteur : ABREITHOFF
Date de publication : 31/10/2011
Imprimer cet article Imprimer
Envoyer cette article Envoyer


Page: 5

A l’utilisation (1ère partie)

 

L’écran Retina : un air de déjà vu

L’écran tactile multipoints de l’iPhone 4S est identique à celui de l’iPhone 4. A l’heure où Google et Samsung ont présenté le Galaxy Nexus avec son écran de 4,65 pouces (11,8cm), les 3,5 pouces (8,9cm) de l’iPhone 4S semblent aujourd’hui bien loin des standards haut de gamme du marché, situé aujourd’hui autour des 4 pouces et 4,3 pouces (10,9cm).

 

A la rédaction, habitués à manipuler des smartphones Android aux écrans 3,7 pouces, 4 pouces et 4,3 pouces, cet écran nous est apparu exigu. C’est un véritable point faible pour la lecture vidéo, la navigation Internet et les jeux.

 

D’autant que sa résolution 960x640 pixels peut paraitre trop élevée par rapport à la taille d’écran pour certains, il est recommandé d’avoir une bonne vue pour liPhone 4S. Il s’agit encore pour quelques semaines de la meilleure résolution parmi les smartphones haut de gamme du marché, avant la sortie du Galaxy Nexus et son écran 720p (1280x720 pixels).

 

La majorité des smartphones haut de gamme ont toutefois encore une résolution de 800x480 pixels (WVGA), comme le Samsung Galaxy S2 (testé par la rédaction), le Sony Ericsson Xperia Arc (lire notre test) ou le LG Optimus 2X (testé par la rédaction). Les Motorola Atrix (lire notre test) et HTC Sensation (testé par la rédaction), avec leur résolution qHD (960x540 pixels) confirme l’apport très minime de cette résolution par rapport au WVGA classique.

 

Coté qualité, la technologie Retina de l’écran, qui distinguait l’année dernière l’iPhone 4 de ces concurrents, n’est aujourd’hui plus exclusive : LG, le fournisseur de cet écran pour Apple, a sorti cette année le LG Optimus Black disposant d’un écran équivalent et appelé IPS LCD. De plus, cette technologie est aujourd’hui talonnée par la technologie Super Amoled Plus du Galaxy S2.

 

Qu’en est-il à l’utilisation ? Notre impression reste assez positive : en reprenant l’écran de l’iPhone 4, Apple conserve en effet un point fort de son précédent smartphone, qui fait toujours partie des meilleurs écrans du moment. Il est très lumineux donc plutôt visible au soleil.

 

Luminosité maximale, luminosité minimale :

 

              

 

Luminosité moyenne :

 

 

L’angle de vision est exceptionnel :

 

              

 

Cet écran dispose d’une finesse très intéressante, toujours caractérisé par le PPI (point par pouce) le meilleur du marché :

 

 

Une puissance brute hors norme, peu visible à l’utilisation

Le remplacement du processeur représente sans conteste l’évolution la plus importante pour liPhone 4S par rapport à son prédécesseur. Il s’agit d’un processeur double cœur A5 avec deux coprocesseurs graphiques, comme celui de l’iPad2, mais cadencé à 800 Mhz.

 

Concernant la puissance brute de liPhone 4S, nous avons utilisé l’application GLbenchmark 2.1, également disponible sous Android, afin de tester les performances graphiques (GPU).

 

 

3 tests Egypt ont été exécutés : le test « Standard », le test « High », et le test « Offscreen ». Ce dernier test sans affichage écran permet de lever les écarts induits par les différences de résolution (résolution 720p pour tous) et de lever les blocages à 60fps (images par seconde) imposés par le processeur pour une meilleure autonomie (vu que l’écran ne peut afficher plus de 60fps.

 

 

On remarque effectivement que les deux premiers tests « Standard » et « High » plafonne à 60fps. Cela représente déjà un excellent score : les résultats du Galaxy S2 sont légèrement inférieurs (60fps et 50fps) alors même que la résolution n’est pas la même (960x540 contre 480x800).

Le dernier test est donc aussi représentatif que le score est impressionnant : 73fps pour une résolution simulée de 720p (1280x720), soit un score double du Galaxy S2, actuellement le plus puissant des smartphones du marché.

 

Ce score impressionnant se retrouve-t-il à l’utilisation ? Pas vraiment.

Nous avons testé plusieurs jeux sur liPhone 4S et le Galaxy S2 et la différence n’est pas flagrante.

 

Coté navigation internet, peu de différence également entre les deux smartphones. A noter qu’il fut difficile de mettre les différences en exergue, liPhone 4S n’étant pas compatible avec les sites Flash, et redirigeant systématiquement sur des sites dédiés (en HTML5 notamment). Ici une vidéo comparative de la vitesse de navigation par rapport à la référence du moment, le Galaxy S2.

 

iOS 5.0 : une interface plus évoluée, mais plus complexe

Comme les versions précédentes, l’interface de liPhone 4S dispose incontestablement d’une réactivité et fluidité sans faille. Aucun ralentissement à signaler, l’attente n’étant du qu’à la recherche réseau inhérent à ce type d’appareil. De la même manière, aucune instabilité n’a été constatée pendant toute la durée du test.

Nous avons déjà détaillé la version 4.1 de l’OS d’Apple dans le test de l’iPhone 4 et vanté la simplicité de ce système.

 

 

L’année dernière, nous avions détecté qu’un temps d’adaptation serait nécessaire au possesseur de téléphone tactile d’autres marques pour assimiler les spécificités du système d’exploitation d’Apple. Cette année, si l’avènement de la version 5.0 apporte classiquement son lot de nouveautés bienvenues, leur intégration nous semble cette fois compliquer l’utilisation du terminal.

 

En cause, principalement, un menu « Paramètres » qui dispose maintenant de 18 lignes minimum disposées sans réelle cohérence. Seul un menu « Général » regroupe des sous menus désorganisés, mélangeant le Bluetooth (alors que le Wi-Fi correspond à une ligne dans le menu principal) et les paramètres liés à Siri, le nouvel outil de reconnaissance vocal.

 

              

 

A cette complexité s’ajoute les paramètres disponibles dans chaque application, et cela fait beaucoup. Difficile pour un novice de trouver par exemple à quel endroit se désactive le mode Push ou l’option de géolocalisation de chaque application, puisque la cinématique est différente que l’on soit dans Twitter, Facebook ou Google+…

Il est temps qu’Apple revoit cette organisation sous peine de faire fuir les utilisateurs cherchant en l’iPhone un téléphone simple d’utilisation. Cela pourra même déconcerter certains utilisateurs habitués aux versions précédentes.

 

Même si la firme a balayé durant ses quatre années les défauts de l’interface, reste quelques détails insignifiants ou contournables. Il manque toujours l’apparition des contacts lors de la saisie sur le clavier numérique, un bouton rafraichir dans le navigateur (uniquement en haut de la page), pas de barre de défilement rapide pour les listes longues, hors contacts…

 

Parmi les nouveautés très réussies, le système de notification, ajoute également une couche de complexité au terminal. Totalement copié sur l’interface d’Android, elle regroupe dans un volet secondaire les notifications choisies, accessibles par déplacement du doigt du haut de l’écran vers le bas.

 

 

Elle rend également bien plus discrètes les notifications lors de leur arrivée, ainsi que l’ergonomie de celles-ci sur l’écran de veille, ce qui est une bonne chose :

 

              

 

Coté applications, Apple annonce iMessage, un système de messagerie gratuite et propriétaire (entre iPhones et/ou iPads et/ou iPods) qui remplacera discrètement les SMS (en utilisant le forfait 3G ou le Wi-Fi, plutôt que votre forfait SMS) lorsqu’il le détectera : le message s’affiche en bleu si c’est un iMessage, en vert si c’est un SMS. A l’usage, c’est simple et efficace, même si aujourd’hui, les SMS sont souvent inclus dans les forfaits de base.

 

              

 

La plus grande nouveauté logicielle, c’est l’assistant de reconnaissance vocale appelé SIRI. Apple annonce que SIRI dispose d’un peu d’intelligence artificielle pour proposer plus de fonctionnalités qu’une reconnaissance vocale classique.

 

 

Nous avons testé pour vous quelques exemples et les résultats sont probants mais bien limité au delà des quelques phrases indiquées par Apple (« dire à Alexis un message », « quel temps fera-t-il », « quel est le cours de l’action »…).

 

 

Au final, la reconnaissance est efficace mais cet outil sera rapidement rangé aux oubliettes, après avoir permis d’occuper cinq minutes d’une soirée entre amis. A noter que Siri est un service off-board : il nécessite une connexion à un serveur via Internet. L’obligation de passer par le Wi-Fi ou la 3G s’avère plutôt contraignant, le système étant quasi inopérant en Edge. Et de plus, son utilisation peut coûter cher si vous êtes à l’étranger de par des éventuels frais de roaming.

 

Enfin, avec la version du système d’exploitation iOS 5.0, apparait iCloud, le système de synchronisation des données personnelles proposé par Apple. Ici la simplicité est de mise : aucune application associée, juste quelques questions à l’allumage et une ligne (de plus…) dans les paramètres pour modifier ces choix dans les informations à synchroniser :

 

 

Peu d’informations au final sur la synchronisation elle-même sur l’iPhone, dans un souci de simplicité. On retrouve quelques informations sur le site internet dédié mais elles ne sont pas suffisantes.

 

 

Nous avons rencontré des problèmes lors du test de synchronisation : les contacts n’ont pas été synchronisés, et iCloud a rencontré des difficultés à charger les rendez-vous sur le site web.

 

 

En dehors de ces erreurs de démarrage, le gros inconvénient du système est de ne pas permettre de synchroniser les informations d’autres systèmes : l’import de contacts et la synchronisation de comptes Email autre que celle proposé par Apple n’est pas possible. On regrette de ne pouvoir partager (gratuitement) des documents à l’image de ce que permet Google Document.

 

Les contacts « iCloud » sont séparés des contacts Exchange, impossible de synchroniser autre chose qu’un compte Email d’Apple :

 

              

 

La gestion des informations personnelles (PIM) évolue légèrement : liPhone 4S gagne en ergonomie coté Calendrier en proposant en mode paysage une vue semaine totalement pilotable au doigt qui faisait vraiment défaut dans la version précédente :

 

A gauche la vu classique mois en mode portrait, et à droite la nouvelle vue semaine paysage :

 

              

 

Et un gestionnaire de taches est désormais proposé :

 

              

 

On regrette l’absence d’une connotation réseau social dans les contacts : seule l’application Facebook permet de synchroniser la photo uniquement, ce qui apparaît très léger à l’heure où la concurrence rapatrie les statuts et les albums photos dans la fiche des contacts.

 

              

 

Autre gros défaut de liPhone 4S, lors de la connexion au PC, le passage par iTunes est obligatoire. Il sera alors impossible de rapatrier un document Word ou un fichier ZIP, liPhone 4S n’étant pas reconnu comme un disque dur externe, ce smartphone n’étant pas Mass Storage. Le PC détecte néanmoins le téléphone comme un appareil photo, ce qui permet de récupérer les photos de l’appareil plus facilement.

Ce fonctionnement, du au système fermé mis en place par Apple, s’avère très pénalisant comparativement à la concurrence.

 

Concernant la synchronisation avec iTunes, le fonctionnement de cette application étant très spécifique, un temps d’adaptation sera nécessaire pour les personnes ne possédant pas un ordinateur sous MacOS. Après ce temps d’adaptation, l’application s’est avérée simple d’utilisation en tant que lecteur multimédia, mais, encore une fois, limitée en termes de formats supportés.

 

 

Une fois les raccourcis et autres moyens de contournement découverts et assimilés, il est indéniable que l’ensemble dispose d’une cinétique bien léchée dont seul le nouveau système d’exploitation Android peut se targuer aujourd’hui d’égaler.




Précédent |1| |2| |3| |4| |5| |6| |7| |8Suivant


Imprimer cet article Imprimer
Envoyer cette article Envoyer


Publicité via Hi-Tech Régies
 

 

 


 


Les GPS chez Pixmania

/ © 2004-2007 - Tous droits réservés - GPSAndCo™