Test du Samsung Wave 3 (GT S8600)
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Auteur : ABREITHOFF
Date de publication : 9/01/2012
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Page: 5

A l’utilisation (1ère partie)

 

 

Un écran de qualité

Une taille de 4 pouces (10,2 cm), une résolution de 480x800 pixels et de type Super Amoled, voici les caractéristiques de l’écran du Wave 3, qui ressemble furieusement au standard haut de gamme… de l’année dernière. C’est effectivement exactement celle du premier Samsung Galaxy S sorti durant l’été 2010.

 

La diagonale que nous offre le Wave 3 lui permet de rester dans la tendance actuelle d’augmentation de la taille. A noter que le Samsung Galaxy S2 intègre un écran de 4,3 pouces (10,8 cm). Avec le Wave 3, le confort de lecture est au rendez-vous, également pour les jeux et les vidéos.

 

La résolution élevée permet d’oublier rapidement que la technologie est légèrement inférieure à celle du Galaxy S2 : le Wave 3 dispose d’un écran Super Amoled, comme le Galaxy S, alors que le Galaxy S2 dispose d’un écran de type Super Amoled Plus. D’après Samsung, cette nouvelle technologie d’écran permettrait 50% de sous pixels en plus, ce qui lui donnerait un meilleur affichage.

 

L’écran du Wave 3 fait toutefois bonne impression en comparaison avec le Galaxy S2.

Réglés en luminosité maximale :

 

 

Réglés en luminosité minimale :

 

 

Pas de problèmes de grain, de certaines couleurs pales ainsi que le flou sur certains textes affichés avec des petites polices rencontrés par certains sur le Galaxy S. Contrairement à l’écran de ce dernier, les couleurs de l’écran nous ont semblé tirer vers le rouge.

 

Les angles de vision sont excellents, parmi les meilleurs disponibles sur le marché actuellement :

 

 

              

 

Samsung nous gratifie de plus d’un écran très lisible en plein soleil :

 

 

Au final, voila encore un écran qui conforte Samsung et la rédaction quant à la l’excellence de la technologie Amoled.

 

Des performances en deçà de nos attentes

Le Wave 3 présente sur le papier une puissance intéressante : il dispose en effet du même processeur que le Nokia Lumia 800, à savoir le Qualcomm Snapdragon MSM8255 cadencé à 1,4Ghz avec coprocesseur graphique Adreno 205. C’est une génération de processeur simple cœur plutôt puissante que nous avions vu pour la première fois dans le HTC Desire HD en version 1Ghz et que l’on retrouve également dans les Sony Ericsson Xperia Arc S et Xperia Arc. La puissance brute de ce processeur n’atteint pourtant pas sur le papier celle des processeurs double cœur, apparus cette année sur le marché, notamment dans les Galaxy S2, LG Optimus 2X, Motorola Atrix et HTC Sensation.

 

Il est difficile de comparer la puissance de cet appareil avec d’autres modèles : Nous n’avons pas trouvé de benchmark disponible pour cela.

Qu’en est-il à l’utilisation ? Nous avons eu en main le smartphone plus de deux semaines et l’avons trouvé peu réactif. La fluidité de l'interface nous a laissé sur notre faim (voir le chapitre concernant l’interface). De nombreux ralentissements et lags polluent régulièrement l’utilisation de ce smartphone, dès que quelques applications fonctionnent en arrière plan, où même parfois sans raison apparente : de quoi susciter l’agacement.

Nous avons pour exemple installé le jeu Heavy Gunner 3D, disponible sur la plateforme Android et le rendu est largement inférieur à ce que peu proposer le Galaxy S2 (plus puissant) mais également le Xperia Arc, disposant du même processeur que le Wave 3, mais cadencé à une fréquence inférieure (1Ghz).

 

Au final, c’est une déception : la puissance n’apporte pas le confort d’utilisation attendu. Au regard de ce qu’offre le Lumia 800 ou le Xperia Arc S, le Wave 3 est clairement en dessous de l’ensemble de la concurrence. L’amélioration dans ce domaine, par rapport au premier Samsung Wave, est réelle mais peu significative.

 

Des technologies intégrées complètes et précises

Multipoints, accéléromètre, gyroscope, détecteurs de luminosité et de proximité, boussole. Le Wave 3 est complet et aucune de ces technologies ne semble souffrir d’un défaut d’implémentation.

Nus avons trouvé que le récepteur GPS avait une bonne sensibilité, étant même capable de trouver sa position à l’intérieur de notre appartement.

La connexion Wi-Fi a permis de conserver une connexion optimale au fond de l’appartement. Le débit est identique aux autres smartphones testés.

 

 

La connexion Bluetooth utilise la norme 3.0, comme pour le Galaxy S2. Nous l’avons testée avec succès avec un casque stéréo Sony Ericsson MW600 et un haut parleur Bluetooth Samsung SBR510 :

 

     

 

On apprécie les raccourcis proposés par Samsung dans la barre de notification :

 

 

Une mémoire insuffisante

Coté mémoire ROM, le Wave 3 dispose de 4Go dont 2,14Go (mémoire système) pour les applications incluant celles déjà préinstallées. Et c’est plus de 1,5Go qui sont disponibles pour l’utilisateur pour l’installation d’applications et des données associées.

C’est similaire au Galaxy S2, et largement au dessus de la moyenne des mobiles Android du marché. Cela suffira amplement pour installer des applications sur ce Wave 3 :

 

 

Par contre, seul 1Go est disponible pour le stockage de données (mémoire interne) par l’utilisateur. C’est insuffisant pour y glisser la moindre bibliothèque multimédia (musiques, photos, films). Il faudra investir dans une carte mémoire Micro-SD pour disposer d’une mémoire confortable.

 

Coté mémoire RAM, le smartphone dispose de 512Mo pour exécuter les applications, Il semble que cela soit insuffisant pour le bon fonctionnement en multitâches : le lancement simultané de 5 ou 6 applications suffit à provoquer un blocage généralisé du mobile. On regrette ici que Samsung n’ait pas retenu la leçon des modèles précédents, eux aussi rapidement dépassés dans ce domaine.

 

 

Une interface bada 2.0 tout sauf convaincante

Le Wave 3 embarque la dernière version du système d’exploitation maison de Samsung, appelé Bada. A la rédaction, on avait déjà gouté à la première version de ce système d’exploitation à l’occasion du test du premier Samsung Wave. Nous avions salué un système jeune mais prometteur. A l’époque, le contexte était différent : la version 2 du système d’exploitation de Google n’était pas encore majoritaire parmi les smartphones Android (Samsung sortait en parallèle le Galaxy Spica sous Android 1.6), Windows Phone 7 était annoncé pour les mois à venir, alors que iOS d’Apple dominait le marché des systèmes d’exploitation.

 

Un an et demi après cette premier rencontre, alors que nous avions hâte de voir l’évolution apportée à ce système d’exploitation, difficile pour la rédaction de cacher une immense déception. Il s’agit en fait d’une véritable douche froide.

 

 

Premier constat : on replonge dans une époque que l’on croyait révolue, faite de lags interminables, de boutons qui ne répondent pas, de ralentissements sans fin et autres blocages intempestifs.

 

Inutile d’essayer d’annuler, cela ne répond plus… :

 

 

Un service déjà lancé ? Il faut le fermer avant de l’utiliser à nouveau… :

 

 

Impossible de modifier un compte Email pendant la synchronisation… :

 

 

Partage de photos sur Picasa échoué ? Impossible de réessayer… :

 

 

Voila bien longtemps que la rédaction n’avait pas rencontrée un système d’exploitation aussi peu abouti, nous rappelant les travers des systèmes aujourd’hui abandonnés, comme Windows Mobile 6, Symbian de Nokia, ou plus proche de nous (et dans une moindre mesure), les premières versions catastrophiques proposées par Samsung pour son Galaxy S.

 

L’interface subit une refonte graphique bienvenue, plus en phase avec ce que propose la concurrence, ce qui nous fait penser que la mise à jour proposée par Samsung ressemble plus à une réécriture qu’à une réelle évolution.

 

Un petit comparatif entre, à gauche l’ancienne interface et à droite, la nouvelle interface de Bada.

 

On dispose toujours d’un menu application :

 

     

 

Et d’un bureau pour positionner des widgets :

 

     

 

On peut monter à 10 bureaux :

 

 

On peut faire des dossiers avec plusieurs applications :

 

 

Et mettre sur le bureau des contacts :

 

 

On perd au passage un bon nombre de widgets, si bien qu’il en reste uniquement 4-5 à disposition : c’est très léger. La rédaction a également écumé le kiosque de téléchargement Samsung Apps pour en trouver mais sans succès :

 

     

 

Pour se consoler, s’ajoute à gauche du premier bureau un tableau de widget figé, non paramétrable et non modifiable :

 

     

 

A l’heure où Android propose des dizaines de widget par défaut, de taille modifiable et interactifs, Samsung est vraiment loin du compte avec Bada.

 

On dispose toujours d’un écran de veille permettant d’accéder aux notifications, revu graphiquement pour concorder avec l’interface graphique des autres systèmes d’exploitation :

 

 

On peut, comme sur la version précédente, accéder aux nouveaux appels et messages par des raccourcis :

 

     

 

Ces notifications sont disponibles dans un volet déroulant, comme sur Android :

 

     

 

     

 

Graphiquement, les utilisateurs de la première version de Bada seront un peu perdus : l’interface se rapproche plus de ce que pouvait proposer le premier Galaxy S et son interface Touchwizz 3 que de l’interface bada précédente.

 

On pourra d’ailleurs, c’est une nouveauté, changer le thème graphique du smartphone :

 

     

 

On retrouve finalement peu de fonctionnalités complémentaires par rapport à la première version de Bada, par ailleurs déjà complet. Il dispose toujours d’un système multitâches, et d’un réveil :

 

     

 

Un système multitâches qui nous a également joué des tours… :

 

 

Au final, le constat peut paraître sévère, mais il est clair pour la rédaction que le système d’exploitation Bada 2 n’est pas à la hauteur des autres systèmes disponibles sur le marché, à savoir iOS, Android et Windows Phone 7.

 

Une partie téléphonie classique mais réussie

Le Wave 3 dispose d’un module cellulaire quadri-bandes GSM (850/900/1800/1900 Mhz) et Bi-bandes 3G (900/2100 Mhz). Il est également GPRS, EDGE, HSDPA (3G+) à 7,2 Mbps et HSUPA à 2 Mbps.

L’interface de ce smartphone reprend trait pour trait celle du Galaxy S2. Elle est plutôt réactive et agréable, mais souffre également des ralentissements rencontrés par l’interface de manière générale.

 

On retrouve une numérotation intelligente, avec laquelle on peut chercher un contact au travers du clavier téléphonique, parmi le journal des appels, des contacts et des favoris :

 

     

 

Le clavier numérique du premier Galaxy S comportait bien une numérotation intelligente, avec laquelle on pouvait chercher un contact au travers du numéroteur, mais elle était incomplète : lorsque l’on tapait une fois sur chaque touche, toutes les combinaisons de numéro et de prénom étaient affichées, mais pas celle des noms de famille.

 

     

 

C’est toujours le cas sur toute la gamme, et c’est bien dommage. A noter que LG et HTC propose eux cette fonctionnalité, et on se demande pourquoi Samsung n’ait pas allé jusqu’au bout de l’implémentation de celle-ci.

 

De la même manière les écrans associés à un appel sont quasiment inchangés par rapport au premier Galaxy S et son interface TouchWizz 3.

 

Réception, déroulement et fin d’un appel :

 

 

     

 

On retrouve avec plaisir la possibilité de rejeter un appel et envoyant directement un SMS à l’appelant :

 

 

Et la possibilité de revenir à l’appel en cours au travers de la barre de notification :

 

     

 

La partie téléphonie s’est avéré de très bonne qualité lors de nos différents appels. La sensibilité cellulaire du smartphone n’est pas non plus remise en cause : il capte bien et reste en 3G ou HSDPA dans un endroit avec réception difficile. Les débits en téléchargement sont conformes par rapport aux autres téléphones testés :

 

 

Une partie téléphonie lisse donc, sans accrocs, qui remplira pleinement son rôle, avec la même rigueur que pour le Galaxy S2.




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